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Mot de passe oublié ?C’était le 10 décembre 1948. Trois ans seulement après la guerre la plus destructrice qu’eut connue l’humanité, les organisateurs se mirent d’accord pour choisir le lieu où les chefs d’Etat les délégations viendraient voter : Paris. Capitale des droits de l’homme où fut proclamée la déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789. Quel meilleur lieu pour signer officiellement la Déclaration universelle des droits de l’homme ? L’assemblée générale des Nations Unies, qui n’avait pas encore son siège new-yorkais, se réunit au Palais de Chaillot pour adopter cette déclaration de principes qui n’avait pas de véritable portée juridique mais induisait néanmoins une éthique humaniste pour les états de droit. Sur les 58 Etats représentés, huit décidèrent de s’abstenir : l’Afrique du Sud en plein Apartheid, l’Arabie Saoudite résolument opposée à l’égalité homme-femme et plusieurs pays socialistes dont l’URSS.
L’UNESCO entend faire de cet anniversaire un événement pour porter encore plus loin les droits universels. Le 12 décembre a été officiellement lancée l’année de célébration, sous la direction de la directrice générale, la française Audrey Azoulay. Parmi la liste des invités, on trouve Chékéba Hachemi, première femme diplomate afghane, fondatrice de l'ONG Afghanistan Libre, défendant l’accès à l’éducation des filles et des femmes, le caricaturiste Plantu et Konstantinos Tararas, spécialiste du programme des droits de l’homme à l’UNESCO. Tout un programme au milieu d’un débat sur l’universalité des droits de l’homme toujours contestée.