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« Opéra Monde », portrait d’une exposition

par Véronique Giraud
Musique Opéra Publié le 05/12/2019
À l’heure où le Louvre et d’autres musées renommés s’interrogent sur l’avenir des grandes expositions, le Centre Pompidou Metz accueille "Opéra Monde". La scénographie de l'exposition interroge autant la manière de rendre visible l'art vivant qu'est l’opéra que l’impact qu'un spectacle peut avoir sur le public. Passionnant !

Richard Wagner a le premier formulé le projet utopique de l’"œuvre d’art totale"(Gesamtkunstwerk). Le compositeur est aux premières loges d'Opéra, rappelant que l'idée de toute puissance musicale a parcouru un long chemin, jusqu'à Pascal Dusapin aujourd'hui. De Roland Topor à Bill Viola, l’opéra aime s'échapper de la cage théâtrale, des dorures sacralisées de la salle d’opéra à l’italienne dans laquelle on l’a longtemps confiné exclusivement.

Fertile, la rencontre entre l'art lyrique et les arts visuels a donné naissance à des sensibilités esthétiques et politiques, et enrichi autant le champ de l’opéra que celui des arts plastiques. Pour en rendre compte, Stéphane Gislhain Roussel, commissaire de l’exposition, a réuni artistes et musiciens dont les recherches et projets ont contribué à l’évolution de cet art éphémère de la voix, du spectaculaire, du monumental. « Dans l’exposition, on voit comment l’opéra va servir de miroir du monde, réussir à catalyser des aspirations très diverses », explique le commissaire.

La scénographe et costumière Małgorzata Szczęśniak, collaboratrice de longue date du metteur en scène Krzysztof Warlikowski, a choisi d'emmener le visiteur dans un labyrinthe parsemé d’actes, à la manière d’un opéra. Introduit par une boîte opéra de l'artiste Gondcharova, le parcours révèle des chefs-d’œuvre emblématiques, spectaculairement mises en scène. On traverse les arts et les époques, les points de vue idéologiques et esthétiques. Depuis la maquette de Parsifal imaginée par Wagner en 1882, jamais montrée en France, à l’étonnant village opéra de Christoph Schlingensief qui, au Burkina Faso, regroupe un théâtre, une école primaire et un centre de santé. Pour l’artiste allemand, qui a mis en scène Parsifal à Bayreuth et bien d’autres grandes œuvres du répertoire, l’opéra ne devait pas se cantonner à la salle, dans sa forme classique, mais être au cœur de la vie. On mesure là combien l'opéra suscite de fantasmes et est le lieu d'utopie capable par son gigantisme de frapper les esprits. Et la scénographe Małgorzata Szczęśniak ne contredit en rien cette dimansion. elle qui est aussi la créatrice du King Kong exposé dans le forum, à l'entrée du centre d'art. Conçu pour L’affaire Makropoulos de Leos Janacek, mis en scène par Krzysztof Warlikowski, il s’agit du plus grand décor d’opéra (11m de haut, 13m de large) jamais réalisé. C’est un prêt de l’Opéra de Paris, qui coproduit cette exposition à l’occasion de ses 150 ans.

 

 

 

 

 

La majorité de nos publics sont de la région, et des régions transfrontalières (Belgique, Allemagne, Luxembourg). En 2ème position c’est le public parisien.

En mars nous aurons une exposition sur le folklore européen, en partenariat avec le MUCEM qui prête plusieurs pièces puis accueillera l’exposition. Que font les artistes du folklore, des légendes.

En octobre, une grande exposition sur Chagall en lien avec les 800 ans de la cathédrale Saint-Étienne de Metz. Partenariat avec le musée de Nice où l’exposition partira ensuite. Le parti-pris est Chagall le passeur de lumière. Sur le vitrail, peu sur la peinture.

Avec Pompidou Metz, il y a une volonté de s’ancrer dans le territoire. Avec Chagall on est en lien avec la cathédrale mais aussi avec la verrerie. Il y en a beaucoup dans la région (Nancy, Meisenthal).

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