espace abonné Mot de passe oublié ?

Vous n'avez pas de compte ? Enregistrez-vous

Mot de passe oublié ?
ACCUEIL > Événement > Le Train Bleu, festival atypique au fil de l’eau

Le Train Bleu, festival atypique au fil de l’eau

par Pierre Magnetto
SOAF II, danse urbaine le 18 mai à Vitrolles. © Michel Wiart
SOAF II, danse urbaine le 18 mai à Vitrolles. © Michel Wiart
« Le Banquet des Merveilles » de Sylvain Groud au théâtre des Salins de Martigues le 24 mai. © AYAGHMA
« Le Banquet des Merveilles » de Sylvain Groud au théâtre des Salins de Martigues le 24 mai. © AYAGHMA
Une rando à pied ou en kayak pour découvrir les calanques de la Côte Bleue le 25 mai. © DR
Une rando à pied ou en kayak pour découvrir les calanques de la Côte Bleue le 25 mai. © DR
Arts vivants Interdisciplinaire Publié le 03/04/2025
Pour sa 9e édition les 17 et 18 puis 24 et 25 mai, le festival Le Train Bleu propose quatre déambulations dans les calanques de la Côte Bleue et sur les rives de l’Étang de Berre avec à chaque fois deux propositions artistiques, des créations pour la plupart. Les inscriptions ouvrent le 22 avril.

Pour les passionnés des chemins de fer Le Train bleu évoquera un train de luxe qui dès la fin du XIXe siècle circulait entre Calais et Vintimille, ou peut-être un recueil de nouvelles de Boileau et Narcejac inspiré par les gares où cette ligne mythique faisait étape, si ce n’est un restaurant gastronomique portant le même nom, célèbre buffet de la gare de Lyon à Paris. Mais pour les habitants des Bouches-du-Rhône, plus qu’une évocation Le Train Bleu est un petit tortillard des transports du quotidien, reliant Marseille à Miramas en longeant la Côte Bleue, ses calanques et ses plages qui s’étirent à l’Ouest de Marseille, avant de s’orienter vers le nord de l’Étang de Berre. Cette ligne de 60 kilomètres fait halte dans de petites gares offrant aux voyageurs une vue panoramique sur la rade de Marseille puis les étendues humides et salées de l’étang : l’Estaque, Niolon, Ensuès la Redonne, Carry-le-Rouet, Sausset-les-Pins, la Couronne, Martigues, Port-de-Bouc, Istres. Opérée par la région Sud PACA dans le cadre de son réseau de TER, cette ligne atypique a donné son nom à un festival qui l’est tout autant et qui, comme elle, met en valeur ce territoire dont la partie littorale est classée en Parc marin tandis que de son côté, l’Étang de Berre se rêve en Parc naturel urbain.

Un même projet pour les acteurs culturels du territoire Atypique, le festival Le Train Bleu l’est par son format. Organisé sur quatre journées (weekends des 17 et 18 mai et des 24 et 25 mai cette année), il ne se contente pas de proposer des spectacles, mais allie représentations artistiques, découverte des espaces naturels et pauses apéritives et dînatoires. Atypique il l’est encore de par la diversité des acteurs participant à cette aventure créée à l’initiative de Gilles Bouckaert, arrivé en 2015 à la direction du Théâtre des Salins, scène nationale de Martigues. Il avait dans son projet, comme l’explique Joanna Boutté la secrétaire générale des Salins, «  la volonté de s’ouvrir sur le territoire, d'aller hors les murs, de pouvoir travailler en partenariat avec les structures culturelles locales et d’organiser des étapes autour de la Côte Bleue et des gares correspondant aux communes des structures partenaires ». Autour des Salins, chef de file, on retrouve le Pôle instrumental contemporain Ensemble Télémaque de l’Estaque à Marseille, le théâtre Le Sémaphore de Port-de-Bouc, l’espace culturel municipal La Cadran d’Ensuès la Redonne, la scène conventionnelle art et territoire Scènes&Sciences du théâtre de L’Olivier à Istres et, la mairie des 6e et 8e arrondissements de Marseille.

Le public transporté Atypique, le festival l’est encore par son mode d’organisation. Pour chacune des quatre dates le jalonnant un parcours d’une demi-journée voire d’une journée entière est proposé. Les partenariats passés avec la région et avec Aix-Marseille-Métropole permettent de transporter gratuitement le public depuis les principales gares Sncf ou routières du territoire jusqu’au point de départ des parcours et, d’assurer les transferts entre les différents sites. Car chaque parcours se déroule sur au moins deux lieux distincts, quand ce n’est pas trois quand les participants ont le choix pour la seconde partie de l’itinéraire entre deux destinations. Et puis, autre particularité, Le Train Bleu s’avère être un festival intimiste. Les contingences liées aux transports comme parfois le caractère improbable des lieux où se déroulent les représentations imposent une jauge limitée à un peu plus d’une centaine de personnes à chaque fois.

Un festival multidisciplinaire Musique, théâtre, danse… l’ambition artistique est bien là. Pour cette 9e édition, Le Train Bleu propose plusieurs créations dont une issue d’une résidence d’artiste à Istres avec le chorégraphe Nacim Battou qui s’est entouré outre des professionnels de sa compagnie, d’une vingtaine d’amateurs du territoire istréen pour monter « Un grand récit ». Encore en cours de création la chorégraphie ouvrira le 3e parcours, le samedi 24 mai à 16h à étang de l’Olivier à Istres. Ce même jour mais en début de soirée, le directeur du Centre chorégraphique national Roubaix - Hauts-de-France, Sylvain Groud présentera « Le Banquet des Merveilles » aux Salins, une création récente qui fait escale à Martigues pour clôturer le 3e parcours du festival.

L’eau dans tous ses états Le premier parcours du Train Bleu débutera le 17 mai à Port-de-Bouc avec « Mizu », une chorégraphie créée par la compagnie Furinkaï du théâtre de l’Entrouvert d’Apt. Sur une barge flottante sur un plan d’eau, dansent une danseuse et une marionnette de glace qui fondra au soleil printanier : « une ode à la vie et à la fragilité de l’existence », tout autant qu’une évocation « du dérèglement climatique et de la fonte des glaces ». Après transfert (en bateau ou à vélo), le public est attendu au théâtre des Salins pour « Quelques quintessences », dont la mise en scène est signée par Malte Schwind de la Compagnie En Devenir. Un spectacle théâtral inspiré de l’œuvre de Rabelais se présentant sous la forme de « cinq leçons et demie de pantagruélisme », loufoque et grave à la fois.

Danse urbaine et rando en kayak Le dimanche 18 mai le 2e parcours débutera à Vitrolles par « SOAF II » de la compagnie de danse urbaine Oxyput qui s’intéresse à la raréfaction de la ressource en eau et à la capacité des humains à cohabiter et coopérer pour assurer leur propre survie. Pour la seconde partie du parcours deux options sont proposées : « Mon premier mari était scaphandrier, » un spectacle théâtral et musical proposé par le Pic Télémaque à l’Estaque ou, une balade commentée des calanques au départ des Goudes en compagnie d’un guide et d’un animateur nature. Enfin, le parcours 4 du 25 mai propose une balade dans les calanques de la Côte Bleu au départ de Carry-le-Rouet, en kayak ou à pied, suivie à Ensuès La Redonne après la pause déjeuner, par un concert de La Touche Manouch’, un duo de guitaristes marseillais aux sonorité gipsy et latino.

 

Réservations uniquement en ligne à compter du 22 avril

Partager sur
Une rando à pied ou en kayak pour découvrir les calanques de la Côte Bleue le 25 mai. © DR
Fermer