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Chefs d’œuvre à l’italienne aux Premiers Plans Angers

par Véronique Giraud
Martin Eden de Pietro Marcello, l'un des films italiens de cette 38e édition du festival Premiers Plans d'Angers. DR
Martin Eden de Pietro Marcello, l'un des films italiens de cette 38e édition du festival Premiers Plans d'Angers. DR
Cinéma Film Publié le 20/01/2026
Le cinéma italien parcourt avec bonheur cette 38ème édition de Premiers Plans. Et on en redemande.

Fidèle aux premières œuvres, le festival Premiers Plans d'Angers donne rendez-vous à toutes les époques du 7ème art. Ainsi, dans sa rétrospective Napoli, consacrée aux films nourris des soubresauts de la Naples du XXe siècle, le choix de Martin Eden donne l’occasion aux festivaliers qui ont raté sa sortie en 2019 de découvrir sur grand écran le magnifique long-métrage de Pietro Marcello. Le film, inspiré du livre éponyme de l’Américain Jack London (paru en 1909), est beaucoup plus qu’une adaptation. Si le protagoniste du film (magnifique Luca Marinelli, coupe Volpi pour la meilleure interprétation masculine à la Mostra de Venise, entre autres récompenses et nominations) est lui aussi jeune, marin, pauvre, sans éducation scolaire. Mais son point d’attache est Naples, c'est là qu'il survit, là aussi qu'il tombe amoureux fou d’une jeune fille de la grande bourgeoisie alors qu’une partie du monde ouvrier cherche comment imposer des devoirs au patronat. Les idéologies planent, la solidarité règle bien des problèmes, tandis que l’individualisme tente une tête dans une marée humaine désemparée… L’intérêt que Pietro Marcello porte à l’histoire de son pays, dans la lignée des grands réalisateurs italiens, se traduit par des incarnations puissantes. EN témoigne encore son dernier long métrage, sorti en salle ce 14 janvier, qui fait revivre Eleonora Duse. Pour incarner cette légendaire actrice italienne, il a choisi Valeria Bruni-Tedeschi, en lice pour ce rôle dans la catégorie Meilleure actrice aux European Film Awards.

 

Pietro Marcello, qui a d’abord étudié la peinture à l'Académie des beaux-arts de Naples, maîtrise l’art du portrait. Il s'est tourné vers le cinéma en réalisant des documentaires, de 2007 à 2011. S'y trouve le portrait du réalisateur d'avant garde Artavazd Pelechian et celui du réalisateur Marco Bellocchio. Ce dernier est d’ailleurs à l’affiche du festival Premiers Plans avec son long-métrage de 2019, Le traître (Il traditore), qui traite du fléau sicilien, la Cosa Nostra, en suivant Tommaso Buschetta dans les années 80, sa fuite d’Italie, son installation au Brésil, son arrestation, sa relation avec le juge Falcone, son procès, ses confrontations publiques avec des membres mafieux qu’il a dénoncés. Pour l’incarner, l’immense Pierfrancesco Favino. Le film sera donné le 24 janvier à 20 heures au Grand théâtre d’Angers.

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