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L’acte 1 de la Cité internationale de l’Agora de la Danse

par Véronique Giraud
La cour de l'Agora cité internationale de la danse à Montpellier. DR
La cour de l'Agora cité internationale de la danse à Montpellier. DR
Arts vivants Danse Publié le 20/06/2026
La 46e édition du festival Montpellier Danse s’ouvrira à 19 heures par une déambulation réunissant les forces vives, actuelles et historiques, d'une aventure devenue aujourd'hui l’agora Cité internationale de la danse.

La 46e édition du festival Montpellier Danse s’ouvrira à 19 heures par une déambulation réunissant les forces vives, actuelles et historiques, de ce qui est devenu, avec la fusion des associations Montpellier Danse et Centre chorégraphique national de Montpellier Occitanie, l’agora Cité internationale de la danse. Se succéderont pendant 1h30 les directeurs du CCN Montpellier, actuels et anciens, des chorégraphes qui, formés ou non par Exerce, sont devenus familiers aux habitués du festival, des amateurs de Sète et Montpellier, emmenés par Dimitri Chamblas et Zoé Lakhnati, et le collectif des Cahiers Bagouet, dépositaire de l’œuvre et transmetteur de la mémoire vive du chorégraphe et danseur Dominique Bagouet qui a fait entrer la danse dans la ville. Deux soirs hautement symboliques donc, à la fois d’un accomplissement de près de quarante ans de compagnonnage et de diffusion, symboliques aussi de la nouvelle ère que s’apprête à vivre ce lieu de la danse unique en son genre qui se veut plus que jamais ouvert à tous.

 

Les chorégraphes venus à Montpellier pour participer et marquer leur fidélité à l’aventure, témoignaient de l’apport de leur formation, de l’importance de l’Agora dans leurs parcours et, pour les nouveaux, de l’envie de se révéler au public. Salia Sanou confiait que l’Agora était un peu sa maison, Mathilde Monnier expliquait que le silence l’avait inspirée, Fabrice Ramalingom que c’était là qu’il rencontra pour la première fois Trisha Brown… Et la co-directrice Hervieu de rappeler qu’à la mort de la chorégraphe américaine Jean-Claude Montanari avait dispersé un peu de ses cendres dans la cour de l’Agora. Jean-Pierre Alvarez et Laurent Pichaud s’exprimaient au nom du collectif artistique des Carnets Bagouet, dont l’un des objectifs est la transmission, pour annoncer qu’un extrait de Jours étranges serait interprété par les élèves de la Cité des Arts et que Le Saut de l’Ange et Dix Anges, serait réactivé in situ avec 7 des 10 interprètes d’origine (trois ayant disparu).

Cette remontée dans le temps et dans les esthétiques de la danse contemporaine défendues à Montpellier, veut réunir toutes les générations et à tous les publics, avertis ou néophytes. Un beau pari sur l’avenir !

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