espace abonné Mot de passe oublié ?

Vous n'avez pas de compte ? Enregistrez-vous

Mot de passe oublié ?
ACCUEIL > Oeuvre > Le Dernier pour la route, road-trip de Francesco Sossai en Pianura

Le Dernier pour la route, road-trip de Francesco Sossai en Pianura

par Élisabeth Pan
Francesco Sossai à l'avant-première de Le Dernier pour la route au festival Premiers Plans
Francesco Sossai à l'avant-première de Le Dernier pour la route au festival Premiers Plans
Francesco Sossai au festival Premiers Plans d'Angers pour l'avant-première de Le Dernier pour la route
Francesco Sossai au festival Premiers Plans d'Angers pour l'avant-première de Le Dernier pour la route
Cinéma Film Publié le 30/01/2026
Le réalisateur italien Francesco Sossai présentait en avant-première son long-métrage, Le Dernier pour la route, au festival angevin Premiers Plans. En salles le 8 avril.

Francesco Sossai était déjà venu à Premiers Plans pour présenter son court-métrage L’Anniversaire d’Enrico, en 2023. Il était de retour à Angers pour la 38ème édition du festival, avec son premier long-métrage Le Dernier pour la route.

Influencé par les comédies italiennes des années 60, Le Dernier pour la route suit les aventures de Carlobianchi et Doriano, amis de longue date, qui se retrouvent sur la route en quête du dernier verre avant d’aller chercher un confrère à l’aéroport. En chemin, ils rencontrent le jeune Giulio, qui va les accompagner un peu malgré lui dans leurs péripéties. Les quinquagénaires et l’étudiant vont alors se permettre mutuellement d’étendre leur vision du monde.

 

Une comédie politique. Francesco Sossai se dit influencé par les comédies italiennes, de Fellini, et par Le Fanfaron de Dino Risi, que ce soit dans la façon de filmer ou dans le sous-texte politique. Il choisit ici de filmer un road trip en Pianura, près de Naples, afin de montrer combien les hommes ont détruit les paysages italiens, cet endroit ayant quasiment disparu. Il complimentait d’ailleurs la nature vue à travers la fenêtre de son train Paris-Angers, regrettant que l’Italie n’ait pas gardé la sienne. Francesco Sossai et son co-scénariste Adriano Candiago ont parcouru Pianura pendant quatre ans pour trouver les lieux du tournage, avec pour seul but que le film s’achève à la tombe Brion : « écrire le film revenait à décider comment ils en arriveraient là » expliquait le réalisateur à Premiers Plans. Il racontait avoir également beaucoup travaillé sur les personnages avec les acteurs, car ils n’ont eu ensuite que 36 jours de tournage en 42 lieux, ce qui limitait leurs prises. « Je voulais en parler dans une histoire simple, et quoi de plus simple que deux hommes qui cherchent un endroit où boire ? » expliquait le réalisateur, ajoutant que le reste de l’histoire s’est créée à partir de là.

 

Une amitié intergénérationnelle. Dans sa ville natale, il existe des figures légendaires, dont tout le monde connaît les histoires et personne ne sait si elles sont vraies, expliquait Francesco Sossai. Les personnages de son film sont un hommage à ces hommes, qui semblent se faire de plus en plus rares parmi les nouvelles générations. « Ces histoires sont un peu bêtes, mais importantes. Elles rassemblent les gens » poursuivait-il. « Je pense que ce qui me manque le plus dans ces histoires, c’est cette impression d’aventure. » Francesco Sossai confiait également à Premiers Plans qu’il a choisi de donner son propre nom au premier personnage « légende » évoqué afin de duper le spectateur : « Je me suis dit que si le public entendait mon nom au début, il penserait que je raconte une histoire vraie, alors ils se détendraient et me feraient pleinement confiance, mais c’est une blague. »

 

Des symboliques primordiales. Tout au long du film, différentes symboliques sont répétées, comme les deux cercles de l’architecte Carlo Scarpa, retrouvés dans la tombe Brion. Francesco Sossai expliquait qu’ils représentent la balance et l’unité, par exemple entre homme et femme de façon romantique, mais lui a préféré qu'ils représentent l’amitié entre ces deux hommes. Ces derniers sont dépeints comme étant à la fois à la recherche de nouvelles aventures mais incapables de laisser partir leur passé, ne trouvant pas d’équilibre entre les deux. Par ailleurs, le compositeur Krano, qui signe ici sa première soundtrack, a été choisi par le réalisateur pour ses compositions qui ont les mêmes intonations que le dialecte de sa ville natale. Francesco Sossa souhaitait faire sonner les tonalités de son pays dans la bande-son afin de donner une voix à Pianura. La musique a été composée avant même le début du tournage, Krano s’inspirant uniquement du scénario.

Partager sur
Fermer