espace abonné Mot de passe oublié ?

Vous n'avez pas de compte ? Enregistrez-vous

Mot de passe oublié ?
ACCUEIL > Événement > Marseille Jazz des cinq continents célèbre le chant émancipateur

Marseille Jazz des cinq continents célèbre le chant émancipateur

par Pierre Magnetto
Jeanne Added, Chanteuse, autrice, compositrice, productrice et bassiste, Jeanne Added a été formée au chant lyrique et au jazz, elle développe un univers où se rencontrent intensité rock, liberté mélodique et sensibilité à fleur de peau. Elle déploie sur scène une voix puissante et une présence magnétique, entre énergie brute et émotion intime. © Eliot Jeanjean
Jeanne Added, Chanteuse, autrice, compositrice, productrice et bassiste, Jeanne Added a été formée au chant lyrique et au jazz, elle développe un univers où se rencontrent intensité rock, liberté mélodique et sensibilité à fleur de peau. Elle déploie sur scène une voix puissante et une présence magnétique, entre énergie brute et émotion intime. © Eliot Jeanjean
Chilly Gonzales est aussi bien réputé pour son approche intimiste du piano, que pour ses talents incontestables de showman. Vêtu d’un peignoir, charentaises aux pieds, il remplit les philharmonies du monde entier depuis plusieurs décennies. © Victor Picon
Chilly Gonzales est aussi bien réputé pour son approche intimiste du piano, que pour ses talents incontestables de showman. Vêtu d’un peignoir, charentaises aux pieds, il remplit les philharmonies du monde entier depuis plusieurs décennies. © Victor Picon
Musique Jazz Publié le 05/11/2026
Dans un contexte lourd d’incertitudes politiques et financières pour les acteurs publics de la culture, Marseille Jazz des cinq continents dévoile ses premières affiches et ouvre sa billetterie pour 4 de ses 8 dates irriguées par la thématique du chant, vu comme une source puissante d'espoir et une piste à suivre pour l'émancipation  

C’est à un exercice inédit que s’est livré Hugues Kieffer, le directeur de Marseille Jazz des cinq continents en dévoilant en début de semaine une partie de sa programmation et en ouvrant dès à présent la billetterie pour 4 des 8 soirées à venir du 1er au 12 juillet 2027 à Marseille. Une annonce précoce reconnait-il : « ouvrir notre programmation en novembre est une première pour nous. C'est un moyen d'ouvrir une fenêtre sur l'été prochain de donner un peu le sens ». Mais aussi, ajoute-t-il ; « c’est le fruit d’une réflexion complète, à 360 degrés, dans laquelle l'économie du festival n'est pas à négliger du tout ». En effet, les enjeux économiques du festival Marseille Jazz des cinq continents s'inscrivent dans un contexte général de fragilisation du secteur culturel et des structures associatives et, de remises en cause des financements publics. Face à la précarité financière qui touche le secteur culturel, Hugues Kieffer rappelle que les acteurs de la culture avancent « dans une grande incertitude ».

La rigueur dans la gestion des subventions publiques Il met en garde les décideurs tentés « de barrer d'un trait le mot culture des budgets des collectivités locales et ou nationales » en se laissant convaincre que les associations seraient « inutiles, dépensières et subversives ». Il souligne au contraire la rigueur de la gestion associative : « l'argent des associations, ce n'est pas un truc qu'on donne et qu'on distribue comme ça, on a un projet, on travaille, on montre et on évalue les retombées » pour garantir que l'argent public « aille directement aux gens ». Autre défi qui pèse sur les festivals et sur Marseille Jazz des cinq continents, « l'explosion des coûts de production et des cachets artistiques ».  Alors que la « tendance naturelle est à l’augmentation des tarifs », anticiper l’ouverture de la billetterie est un moyen de sécuriser la trésorerie et de maintenir le choix de l’accessibilité tarifaire et du refus de la segmentation commerciale. Hugues Kieffer réaffirme la primauté de la mission sociale sur la logique financière : « On n'a pas fait une politique de billetterie avec des carrés d'or [...] parce qu'on a encore la volonté de transmettre ce message de l'équité et de l'accessibilité de nos festivals ».

Le chant expression du vivant Ces considérations qu’on aura compris comme vitales, ne constituaient pas pour autant l’essentiel du propos du directeur de Marseille Jazz des cinq continents dont l’intention était avant tout de présenter et de lancer le festival. Le thème central qui irrigue cette édition est « le chant ». Hugues Kieffer définit le chant comme « l'expression du vivant », véritable vecteur des sentiments humains, des souffrances comme des joies, qui relie « le monde non matériel et l'imaginaire à la réalité matérielle ». Le chant constitue ainsi ce qu'il y a de plus intime et ce qui se partage le mieux. Propos illustrés par une image simple, « en haut, il y a le ciel. En bas, il y a la terre et entre les deux, il y a le chant » et particulièrement le chant du jazz « naît au cœur de l'exil et de l'esclavage et qui est une source puissante d'espoir et une piste à suivre pour l'émancipation ». Un thème poétique et aussi politique.

Les quatre premières dates dévoilées Les organisateurs ont donc annoncé les premiers artistes confirmés dont les projets artistiques s’inscrivent dans cette trame. A la Vieille Charité ce sera Jeanne Added et Moustik Haterz le mercredi 1er juillet puis, toujours dans le même lieu, Piers Fraccini et Farah Fersi le jeudi 2 juillet. Le Parc Henri Fabre situé dans le 8e arrondissements de Marseille accueillera pour sa part Lizz Wright et Thomas Dutronc le ercredi7 juillet puis, Chilly Gonzales et Corto Alto le samedi 10 juillet. Le reste de la programmation sera dévoilé au mois de février et la billetterie ouverte pour ces autres soirées et concerts.

 

Pour retrouver la programmation et accéder à la billetterie

Partager sur
Chilly Gonzales est aussi bien réputé pour son approche intimiste du piano, que pour ses talents incontestables de showman. Vêtu d’un peignoir, charentaises aux pieds, il remplit les philharmonies du monde entier depuis plusieurs décennies. © Victor Picon
Fermer