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Mot de passe oublié ?Fondé en 2016 par la galerie bruxelloise Hangar, le festival PhotoBrussels met en avant des artistes photographes internationaux. Il fait partie de l’European Month of Photography (EMOP), aux côtés d'autres capitales européennes comme Berlin et Paris. Le festival met en valeur la nouvelle génération de photographes. En dix ans d’existence, l’événement a grandi en mettant en avant la richesse et la diversité de Bruxelles, et sa créativité. Pour cet anniversaire, plus de cent artistes sont présentés dans les 52 lieux de la capitale.
Une ville d’expositions. PhotoBrussels est accessible notamment par la gratuité de la plupart de ses lieux (chaque location définit ses propres prix et horaires d’ouverture) et par le grand nombre d’expositions organisées dans la ville. Cette année, par exemple, le Saint-Martin Bookshop est partenaire du festival, et propose un grand choix de livres des photographies du couturier Yves Saint Laurent. En se promenant dans Bruxelles, surgissent des clins d’œil à l’événement. Notamment, la Place du Châtelain qui accueille l’exposition de Robin Lopvet, Objets trouvés, une série de photos disposées tout au long du site, en extérieur.
Les galeries Rivoli et PhotoBrussels. L’immeuble Rivoli, œuvre de l’architecte Demeester, est une galerie commerciale de luxe qui accueille en rez-de-chaussée une suite de galeries d’arts, dont beaucoup participent au PhotoBrussels. Parmi elles cette année, l’Entry Gallery exposait Den Silencio de Jaïr Marc Castillo, Schönfeld Gallery avait choisi Double Trouble d’Albert Pepermans, et Michèle Schoonjans Gallery les travaux de Scarlett Hooft Graafland réunis sous le titre Beyond the Horizon. Le public se balade de galerie en galerie, ce qui lui permet d'explorer, dans un même lieu, des univers très différents.
Ruud van Empel. Le photographe néerlandais Ruud van Empel est l’un des invités de cette édition. Son exposition Making Nature II est présentée par la galerie Fontana, rue Watteeu. L’artiste a inventé un écosystème inédit, avec des collages de centaines de fragments de ses propres photographies. Il évite volontairement de fondre les éléments les uns avec les autres, créant un aspect surréaliste à ces nouveaux environnements. Certains incluent des personnes créées numériquement, résultants de mélanges de gens qu'il a photographiés. Ces photomontages attirent par l'impact de leurs couleurs vives, des mélanges de textures, et des contextes familiers créés par des éléments du quotidien.
Jean-Bernard Métais. Vigneron de métier, Jean-Bernard Métais a commencé un peu par accident sa série « La Couleur du temps », les 50 ans du Cuvier de Jasnières. Quand, en 1976, il se rend compte qu’un champignon bleuté a envahi le fond d’une de ses cuves vides, il le prend en photo. Et pendant cinquante ans il photographie le fond de ses cuves. L’angle choisi par l’artiste a de quoi intriguer, et laisse le public perplexe sur ce qu’il a devant les yeux. Au côté de cette série photographiques, plusieurs sculptures sont présentées. Également créations de Jean-Bernard Métais, ces œuvres sont réalisées en verre soufflé puis remplies du vin de sa cuve. Il y a aussi ses sabliers dont le sable s’écoule par des mots gravés tels que « ivresse ». L'exposition est à découvrir à la galerie La Forest Divonne.
Le festival PhotoBrussels donne ainsi une visibilité à des artistes de tous horizons. Sa gratuité et son accessibilité permettent aux curieux, comme aux amateurs, de se laisser séduire par la découverte de nouveaux univers.