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Primed, une mer de documentaires

par Pierre Magnetto
Erasmus in Gaza de Chiara Avezani et Matteo Delbo sélectionné deux fois pour le Prix jeunes de la Méditerranée et pour le Prix enjeux méditerranéens. © Still
Erasmus in Gaza de Chiara Avezani et Matteo Delbo sélectionné deux fois pour le Prix jeunes de la Méditerranée et pour le Prix enjeux méditerranéens. © Still
Le documentaire Enfants de Daech, les damnés de la guerre de Anne Poiret retenu dans la catégorie Enjeux de la Méditerranée. © Cinétévé 2021 Primed 2022
Le documentaire Enfants de Daech, les damnés de la guerre de Anne Poiret retenu dans la catégorie Enjeux de la Méditerranée. © Cinétévé 2021 Primed 2022
Cinéma Documentaire Publié le 10/11/2022
La 26e édition de PriMed se déroulera à Marseille du 5 au 10 décembre. Organisé depuis sa création par le Centre Méditerranéen de la Communication Audiovisuelle (CMCA), ce festival est dédié aux films documentaires originaires des pays riverains de la Méditerranée, ou de pays d’autres régions du monde mais traitant d’une thématique en lien avec la Grande bleue.  

« Des films coups de poing, ceux qui interrogent, donnent à réfléchir, parfois même nous dérangent dans nos certitudes. » C’est ainsi que Éric Scherer et Valérie Gerbault, respectivement président et déléguée générale du Centre Méditerranéen de la Communication Audiovisuelle (CMCA), présentent la programmation de la 26e édition de PriMed. Au total cette année, l’organisation a reçu 427 films en provenance de 39 pays riverains de la Méditerranée ou pas, européens ou pas, mais qui ont en commun de découvrir et raconter l’actualité, le patrimoine ou l’histoire de la Méditerranée.

22 documentaires sélectionnés. Pour cette 26e édition, 22 documentaires et reportages ont été sélectionnés dont un, Erasmus in Gaza, concourra dans deux catégories. Les organisations soulignent que pour la première fois « la moitié d’entre eux a été réalisée ou coréalisée par des femmes ». D’ailleurs, dans les catégories Enjeux méditerranéens et Première œuvre seuls des films portés par des réalisatrices ont été retenus. Cette année encore, la guerre et ses dommages collatéraux sont omniprésents. Rien d’étonnant au regard de l’actualité qui a secoué et continue de secouer le pourtour méditerranéen depuis plusieurs décennies dans les Balkans, au Liban ou, aujourd’hui, en Ukraine et en Arménie - pays proches historiquement et culturellement – et au Moyen-Orient.

 

Les migrations et les violences faites aux femmes thèmes récurrents. Les migrations, le rejet des migrants continuent de pousser les documentaristes à témoigner. De même, la place des femmes, les agressions verbales, physiques et sexuelles dont elles sont victimes, les profondes inégalités homme-femmes, leurs combats pour leur émancipation sont autant sujets à films et reportages.

 

Rassembler les jeunes des deux rives. Si certains films montrent aussi ce que c’est qu’être jeune dans cette partie du monde, le CMCA souligne qu’il cherche à les rapprocher à travers des échanges entre jeunes lycéens riverains du bassin méditerranéen. « Les échanges, les débats que les lycéens mènent au cours du festival sont au cœur de nos priorités. Depuis 2018, le Prix Moi citoyen méditerranéen leur permet de passer, au même titre que les réalisatrices et réalisateurs, derrière la caméra. Cette année, avec le thème Raconte-nous tes révoltes, nous leur proposons de s’exprimer autour de sujets qui les touchent, qui font d’eux des citoyennes et citoyens de la Méditerranée."

 

Quatre thématiques centrales. Les thèmes retenus cette année sont Vivez jeunesse, vivez ; Lutter, quoiqu’il en coûte ; Quotidiens (extra)ordinaires ; Face à la guerre ; Ce qu’il nous reste. A travers sa sélection et le travail des documentaristes, PriMed donne à voir les aspirations, les luttes, les espoirs, moteurs des peuples méditerranéens. Il ne restera plus au jury présidé par Annick Cojean, autrice et grand reporter au journal Le Monde, qu’à mener les débats pour accompagner ses acolytes dans le difficile choix de désigner les lauréates et lauréats. L’accès aux projections est gratuit, elle se déroulent à Marseille, à l’Alcazar et au Mucem.

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