espace abonné Mot de passe oublié ?

Vous n'avez pas de compte ? Enregistrez-vous

Mot de passe oublié ?
ACCUEIL > Oeuvre > Séries Mania : « Happiness » aide à comprendre l’Iran et sa diaspora

Séries Mania : « Happiness » aide à comprendre l’Iran et sa diaspora

par Élisabeth Pan
L'équipe de la série Happiness lors de l'avant-première mondiale à Séries Mania
L'équipe de la série Happiness lors de l'avant-première mondiale à Séries Mania
Les actrices de Happiness lors de la projection en avant-première mondiale à Séries Mania
Les actrices de Happiness lors de la projection en avant-première mondiale à Séries Mania
Pouria Takavar, créateur de la série Happiness, lors de l'avant-première mondiale à Séries Mania
Pouria Takavar, créateur de la série Happiness, lors de l'avant-première mondiale à Séries Mania
Cinéma Série Publié le 31/03/2026
"Happiness", la série Arte, a été projetée en avant-première mondiale au festival Séries Mania. Ce second volet de la série éponyme de 2021 s’intéresse à l’arrivée d’une Iranienne en France.

La série Happiness a fait son avant-première mondiale au festival Séries Mania. La première saison, créée par la même équipe, avait pour cadre l'Iran. Devant l'impossibilité d'y tourner une suite, le choix a été fait d'un nouveau volet, cette fois-ci en France. Et « indépendamment de la première, » a tenu à préciser son créateur et réalisateur, Pouria Takavar (Tehran). À Lille, il était accompagné des scénaristes Louise Silverio (Ceux qui rougissent) et Sonia Emamzadeh (66-5), et des actrices Yasmine Fattahi et Ghazal Shojaei (La Femme qui en savait trop). Happiness suit une Iranienne prénommée Shadi (Shojaei), bonheur en persan, alors qu’elle essaye de s’habituer à la vie strasbourgeoise. Éprouvant le mal de son pays, elle fait la rencontre d'Arezou (Fattahi), une jeune franco-iranienne. Les deux se lient d’amitié et en apprennent beaucoup l’une de l’autre au fil des épisodes.

 

Une suite officieuse. Happiness, pour sa première saison, avait été présentée à Séries Mania en 2021. La moitié de son équipe a quitté l’Iran après les manifestations du mouvement « Femme, Vie, Liberté », qui ont suivi l’assassinat de Mahsa Jîna Amini, jeune femme kurde de 22 ans, par la police des mœurs iranienne. Ayant tous emménagé dans des pays différents, ils ne pouvaient se retrouver qu’entre la France et l’Allemagne pour créer cette saison. Il semblait logique de filmer à Strasbourg, puisque dans la première saison Shadi envisageait d’emménager en France. « Nous voulions être la voix de nos compatriotes iraniens qui ont dû quitter le pays, » a expliqué Pouria Takavar. La guerre de 12 jours frappait l’Iran avant le début du tournage de la version 2026. « Il faut faire entendre la voix des Iraniens, » a renchéri Ghazal Shojaei.

 

Une Iranienne à Strasbourg. Qu'est-ce que cela fait de quitter son pays ? Les créateurs ont voulu répondre à cette interrogation d’une façon très humaine. L’histoire personnelle des membres de l’équipe de lHappiness nourrit d'ailleurs ce sentiment. « Shadi n’était pas juste un rôle, elle a emménagé en France avec moi » partageait Ghazal Shojaei. La rencontre de Shadi avec Arezou permet aux spectateurs de s’identifier à un point de vue extérieur. Si Arezou la jeune Strasbourgeoise a en commun la culture de la protagoniste, elle ne comprend pas les enjeux politiques ni la vie dans un pays qu’elle n’a jamais habité. Des conflits éclatent alors entre elles, l’insouciance de l’une contrastant avec la gravité de l’autre.

« Gardez en tête que la situation actuelle n’est pas "normale". Ce n’est pas parce que c’est le Moyen Orient qu’il faut banaliser. Il faut continuer d’en parler, » s'exprimait Yasmine Fattahi. Happiness sera disponible sur Arte au courant de l’année, et la première saison peut être visionnée sur la plateforme Arte.tv.

Partager sur
Fermer